J'ai passé une soirée dans les bureaux d'une société d'études de marché dans le centre-ville de Toronto. J'étais là pour observer et écouter une série de groupes de discussion qui se penchaient sur les finances personnelles. L'un des groupes était constitué de garçons de 15 et 16 ans, et l'autre de filles de 11 et 12 ans. Deux mondes très différents, pensez-vous, comme des pommes et des oranges ? Eh bien, il y avait naturellement des différences entre les groupes, mais également beaucoup de points communs. (Quand on y pense, il y a aussi des points communs entre les pommes et les oranges, mais c'est une autre histoire.) Les groupes ont émis des opinions similaires sur un large éventail de questions financières. À ma grande surprise, il n'y avait de différences notables que pour les détails. Par exemple :
La soif d'apprendre. Les membres des deux groupes disent qu'on ne leur a rien appris, ou très peu, sur les finances personnelles, que ce soit à l'école ou à la maison. Ils savent toutefois tous que la gestion de son argent constitue une compétence essentielle dans la vie et font part de leur grand désir de s'informer davantage à ce sujet.
Différences : Les filles sont motivées par la curiosité et veulent que leurs parents les informent sur les questions financières. Les garçons sont motivés par leur sentiment de responsabilité et pensent que la gestion financière devrait être enseignée dans le cadre de leurs études.
Inquiétudes au sujet des études. Au sein des deux groupes, les études postsecondaires constituent la principale raison de mettre de l'argent de côté. Les garçons comme les filles savent que leurs parents économisent et placent de l'argent pour leurs études, mais ne sont pas au courant des détails.
Différences : Les garçons sont particulièrement préoccupés par cette question, parce qu'ils sont sur le point de terminer leurs études secondaires. Les filles sont moins inquiètes, puisque leurs études postsecondaires sont plus loin, en raison de leur plus jeune âge.
Limites des modes de prestation. Les deux groupes soulignent que les GAB et, dans une moindre mesure, les services bancaires sur Internet, facilitent les opérations financières. Ce sont toutefois les rencontres personnelles avec un représentant en succursale qui donnent lieux aux expériences bancaires les plus mémorables. En fait, rien ne peut remplacer le contact humain.
Différences : Les filles disent qu’elles probablement visiteront le site Web d'une banque avec leurs parents pour s'informer sur les finances personnelles. Elles pensent aussi qu'il serait intéressant de visiter un site Web sur les finances conçu pour les plus jeunes. Les garçons affirment que le site Web d'une banque ne peut leur servir qu'à faire des transactions de base.
Préférence pour le débit. Pour les deux groupes, crédit rime avec taux d'intérêt élevés et il peut mener à des dépenses irréfléchies. Le débit est considéré comme un mode de paiement plus approprié, puisqu'il limite les dépenses aux fonds qui se trouvent actuellement dans le compte.
Différences : Même si elles font part de leur préférence pour le débit par rapport au crédit, un petit nombre des jeunes filles seulement détiennent ou possèdent leur propre carte de débit. En général, leurs parents leur donnent de l'argent liquide pour leurs menus achats. En comparaison, les garçons se servent fréquemment de cartes de débit pour retirer de l'argent aux GAB.
Intérêt pour les récompenses. Pour les membres des deux groupes, les récompenses sont une bonne façon de faire la promotion d'un comportement financier responsable. Par exemple, les enfants pourraient recevoir un petit cadeau spécial, ou un rabais chez un commerçant, pour avoir atteint un niveau d'épargne précis.
Différences : Les groupes divergent nettement d'opinion au sujet des récompenses qu'ils préfèrent. Les garçons ont envie de rabais sur des aliments ou des chaussures de sport, les filles optent pour des rabais sur des vêtements et des accessoires.
Mais que cela signifie-t-il pour l'avenir des services financiers au Canada ? Les institutions financières devraient-elles se concentrer sur les similitudes ou sur les différences, pour trouver les occasions de mieux servir ce segment de clientèle ? Les participants de ces groupes de réflexion sont l'image du groupe sur lequel porte le Défi RBC Prochain grand innovateur. J'aimerais donc avoir votre avis à ce sujet.
Le blogue Défi Innovateur est pour vous une source interne de conseils pour le Défi RBC Prochain grand innovateurmc.