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janvier 15, 2007
L'innovation est à la portée de tousJe n'arrête pas de penser à la liste des grandes inventions canadiennes que j'ai citée dans l'article précédent. Je donnais dans celui-ci raison aux téléspectateurs de CBC, qui avaient décerné la palme à l'insuline, traitement contre le diabète. Je suis toujours d’accord qu'il s'agit de la plus importante des inventions, mais c'est une autre création figurant dans le palmarès que je considère comme la plus inspirante. Je fais allusion à la vis Robertson, inventée en 1908 par Peter Robertson, de Milton, en Ontario. Je vous explique pourquoi. Pour être inspirante, une innovation doit influencer, interpeller ou motiver. C'est à cette aune que je mesure le potentiel inspirateur d'une invention. Une découverte peut être géniale pour une foule d'autres raisons : elle peut résoudre un problème persistant ou particulièrement difficile, briller par son raffinement technique ou améliorer la qualité de vie d'un grand nombre de gens. Cela dit, si elle n'est pas de nature à influencer, à interpeller ou à motiver, on ne peut pas la qualifier d’inspirante. La vis Robertson, elle, motive et inspire parce que n’importe qui, ou presque, aurait bien pu l'inventer. Pas besoin d'une formation ou d'études spéciales pour concevoir une telle idée. Elle n'exige pas d'avoir des compétences de médecin, de scientifique, d'ingénieur ou autre spécialiste. En apprenant l'histoire de l'invention de cette vis, les gens ordinaires peuvent facilement se mettre à la place de Peter Robertson. C'est exactement le genre d'inventions qui nous font nous exclamer : « Mais pourquoi n'y ai-je pas pensé moi-même ? » On ne peut pas en dire autant d'inventions telles que l'insuline, le téléphone, l'ampoule électrique ou le stimulateur cardiaque. Si leur impact a été colossal dans le monde entier, elles ont toutes nécessité des connaissances pointues, qui ne s'acquièrent que par de longues années d'études, de formation et de travail. Il faut vraiment avoir une très grande imagination pour s'identifier à Frederick Banting ou à Alexander Graham Bell. Voyez-vous quelqu'un dire : « Pourquoi n'ai-je pas pensé moi-même au simulateur cardiaque ? » La réponse s'imposerait d'elle-même : « Probablement parce que je ne suis ni médecin ni ingénieur et que j’ignore tout du rythme cardiaque et des impulsions électriques ». Ainsi, la découverte de la vis Robertson prouve que tout le monde est capable d'innover, à condition de faire preuve d'un brin d'ingéniosité. C’est pourquoi elle mérite le titre de l'invention canadienne la plus inspirante. Les pommes et les oranges : pas si différentes en fin de compteJ'ai passé une soirée dans les bureaux d'une société d'études de marché dans le centre-ville de Toronto. J'étais là pour observer et écouter une série de groupes de discussion qui se penchaient sur les finances personnelles. L'un des groupes était constitué de garçons de 15 et 16 ans, et l'autre de filles de 11 et 12 ans. Deux mondes très différents, pensez-vous, comme des pommes et des oranges ? Eh bien, il y avait naturellement des différences entre les groupes, mais également beaucoup de points communs. (Quand on y pense, il y a aussi des points communs entre les pommes et les oranges, mais c'est une autre histoire.) Les groupes ont émis des opinions similaires sur un large éventail de questions financières. À ma grande surprise, il n'y avait de différences notables que pour les détails. Par exemple : La soif d'apprendre. Les membres des deux groupes disent qu'on ne leur a rien appris, ou très peu, sur les finances personnelles, que ce soit à l'école ou à la maison. Ils savent toutefois tous que la gestion de son argent constitue une compétence essentielle dans la vie et font part de leur grand désir de s'informer davantage à ce sujet. Inquiétudes au sujet des études. Au sein des deux groupes, les études postsecondaires constituent la principale raison de mettre de l'argent de côté. Les garçons comme les filles savent que leurs parents économisent et placent de l'argent pour leurs études, mais ne sont pas au courant des détails. Limites des modes de prestation. Les deux groupes soulignent que les GAB et, dans une moindre mesure, les services bancaires sur Internet, facilitent les opérations financières. Ce sont toutefois les rencontres personnelles avec un représentant en succursale qui donnent lieux aux expériences bancaires les plus mémorables. En fait, rien ne peut remplacer le contact humain. Préférence pour le débit. Pour les deux groupes, crédit rime avec taux d'intérêt élevés et il peut mener à des dépenses irréfléchies. Le débit est considéré comme un mode de paiement plus approprié, puisqu'il limite les dépenses aux fonds qui se trouvent actuellement dans le compte. Intérêt pour les récompenses. Pour les membres des deux groupes, les récompenses sont une bonne façon de faire la promotion d'un comportement financier responsable. Par exemple, les enfants pourraient recevoir un petit cadeau spécial, ou un rabais chez un commerçant, pour avoir atteint un niveau d'épargne précis. Mais que cela signifie-t-il pour l'avenir des services financiers au Canada ? Les institutions financières devraient-elles se concentrer sur les similitudes ou sur les différences, pour trouver les occasions de mieux servir ce segment de clientèle ? Les participants de ces groupes de réflexion sont l'image du groupe sur lequel porte le Défi RBC Prochain grand innovateur. J'aimerais donc avoir votre avis à ce sujet. Le blogue Défi Innovateur prend un congé sabbatiqueEn novembre dernier, RBC a lance le blogue Défi Innovateur dans le but de procurer aux participants au Défi RBC Prochain grand innovateur les conseils, les orientations et l'inspiration dont ils ont besoin pour les aider à maximiser l’impact des dossiers finaux qu’ils soumettent. Lorsque nous aurons reçu toutes les inscriptions au Défi dans environ deux semaines, ce but sera atteint. Étant donné que le blogue a rempli son office original, il n’y a plus de raison de le poursuivre. Par conséquent, après le 26 janvier 2006, aucune mise à jour périodique du blogue Défi Innovateur ne sera effectuée. L’archivage des articles affichés précédemment dans le blogue demeureront accessibles pendant une période indéterminée, et nous continuerons d’accepter les commentaires des participants archivés. Même si l’affichage régulier des articles cessera, nous utiliseront le blogue pour annoncer quels seront les finalistes à la fin février ainsi que les résultats finaux, à la fin mars. RBC évalue actuellement la possibilité de faire du Défi RBC Prochain grand innovateur un concours annuel. Si jamais nous réitérons l’expérience, le blogue Défi Innovateur pourrait bien refaire surface comme principal moyen de communication. Un peu d'inventivité à la canadienneEn rédigeant mon message sur les Meilleures idées de 2006 pour les services financiers, j'ai pris note des pays d'où émanaient les idées : cinq idées provenaient des États-Unis, deux du Royaume-Uni et une d'Autriche, des Pays-Bas et de Turquie. Plusieurs pays sont représentés, mais j'ai été un peu déçu de constater qu'aucune idée ne provenait du Canada. Je ne veux pas laisser entendre que le Canada n'a pas de potentiel innovateur, ce serait une généralisation exagérée de le faire. Pourtant, j'étais en train de présenter des innovations à un groupe d'étudiants en majorité canadiens, pour un concours sur l'innovation dans le secteur des services financiers au Canada, et j'aurais aimé pouvoir donner des exemples canadiens. C'est exactement pour cela qu'une émission de télévision a récemment attiré mon attention. Intitulée The Greatest Canadian Invention, soit en français La plus grande invention canadienne, cette émission spéciale de deux heures a été diffusée il y a quelques jours à la CBC. Animée par le journaliste spécialiste du secteur scientifique Bob McDonald, l'émission voulait souligner les plus grandes innovations et les meilleurs innovateurs de notre pays. Les téléspectateurs de tous les pays votaient pour leur invention canadienne favorite sur le site Web de la CBC. Aucune des 50 inventions les mieux classées ne concernait les services financiers. Nous savons qu'innovation et invention ne sont pas synonymes, mais jetons tout de même un coup d'oeil à la liste. Je suis sûr que vous trouverez que c'est une source d'inspiration très utile. Les 10 plus grandes inventions canadiennes 1. Insuline, traitement contre le diabète [1921, Frederick Banting, Charles Best] Comme l'illustrent ces inventions, entre autres, le Canada n'est pas une quantité négligeable en matière d'inventivité. Je vous l'accorde, certaines de ces inventions sont un petit peu étranges. Je vais jouer aux quilles à l'occasion, mais il ne m'est jamais arrivé de n'en voir que cinq ou bout de l'allée. À la vérité, je m'installe habituellement à l'une des allées à 10 quilles avant de me diriger au comptoir pour commander une poutine. ;-) Par contre, certaines de ces inventions sont réellement importantes. L'insuline, par exemple, est source de vie pour les personnes atteintes du diabète du monde entier. Les participants ne se sont pas trompés en la plaçant en tête de liste, par leurs votes. Que vous préfériez les inventions bizarres ou que vous ayez l'esprit plus sérieux, il est réconfortant de savoir que le Canada a une riche histoire dans le domaine de l'invention. Nous ne le soulignons sans doute pas assez. Alors, chapeau à la CBC de nous avoir rafraîchi la mémoire. D'après vous, quelle est la plus grande invention canadienne ? Comment impressionner les juges à la première rondeBonne année ! La période des fêtes est maintenant terminée, attachez votre ceinture, les choses sérieuses commencent. Si vous voulez impressionner les juges, vous devez obtenir de bonnes notes, dans votre présentation finale, pour les critères d'évaluation énumérés dans le règlement. J'essaie de vous donner ici des conseils sur la façon de remplir chaque section du dossier final. Les suggestions sont fondées sur ma propre interprétation des critères d'évaluation et sur les discussions que j'ai eues avec certains des autres juges. Ne bâclez pas le résumé. Je n'insisterai jamais assez sur l'importance du résumé. Même s'il ne représente qu'une petite fraction de votre présentation, le résumé joue le rôle crucial de susciter l'intérêt et l'enthousiasme des juges. Il doit pouvoir se lire seul et résumer l'ensemble de votre présentation. S'il ne communique pas l'essence même de votre proposition, votre résumé rate sa cible. N'oubliez pas qu'à la première ronde, les juges évalueront votre présentation par rapport à de nombreuses autres. Le résumé est à votre présentation ce que la lettre d'introduction est au curriculum vitae. La lettre d'introduction précise à l'employeur pourquoi il devrait vous engager, de préférence aux nombreux autres candidats. Elle doit se démarquer, afin que votre curriculum vitae puisse bénéficier d'un examen détaillé. De même, le résumé doit expliquer au juge pourquoi vos idées méritent une étude attentive. Quand vous évoquez des traits caractéristiques des adolescents, donnez des preuves. À mon avis, la preuve est la clé de cette section. Si vous affirmez quelque chose sur les adolescents d'aujourd'hui, vous devez étayer ces affirmations. Sans preuve, vous demandez aux juges de vous suivre aveuglément. Par contre, si vous fournissez des données justificatives, les juges comprendront votre point de vue et vos affirmations seront difficiles à contester. Si vous faites des prédictions, basez-les sur des indicateurs dans lesquels se dessinent des tendances claires. Expliquez les avantages de l'idée ou de l'innovation que vous proposez. C'est là le cœur de votre présentation, la partie à laquelle les juges accorderont le plus de poids. Vos idées sur les adolescents d'aujourd'hui ne comptent pas beaucoup, si vous êtes dans l'incapacité de suggérer une stratégie. Présentez votre idée clairement et expliquez pourquoi elle est bonne. Concentrez-vous sur les avantages pour les clients et pour l'organisation. Tel qu'indiqué dans le conseil rapide sur le dossier final, assurez-vous qu'il y a un lien logique avec la section précédente. Dans votre plan de mise en œuvre, anticipez les préoccupations éventuelles. Il y a des millions de raisons de ne pas innover. Beaucoup d'idées formidables sont retardées ou même abandonnées, bien souvent par crainte de l'échec. C'est dans la nature humaine de tenir compte des pièges potentiels. Servez-vous de cette section pour vous attaquer aux réticences possibles à votre idée. Prévoyez les questions que les sceptiques pourraient soulever et donnez des réponses. Montrez aux juges que vous n'êtes pas indifférent aux défis qui se présentent et que vous avez un plan pour les relever. Ne soyez pas timides et faites preuve d'originalité et de créativité. C'est exactement ce que les juges rechercheront : originalité et créativité. Si votre idée est réellement innovatrice, n'ayez pas peur de la claironner. Vous êtes le seul défenseur de votre idée et votre présentation constitue votre seul outil pour influencer les juges. La modestie n'a pas sa place dans votre présentation finale, conservez-la pour la cérémonie de remise des prix, où vous pourrez accepter en toute humilité les félicitations des juges. Autres idées de 2006 pour les services financiersPour poursuivre le dernier message, voici les éléments restants de la liste de Springwise des 10 meilleures idées de services financiers en 2006. Assurance verte. Avec son service Ecoinsurance (www.ecoinsurance.co.uk), la société Co-operative Insurance propose un rabais de 10 % sur l'assurance pour les véhicules qui émettent moins de 100 grammes de CO2 par kilomètre. La coopérative investit dans des projets de reboisement et d'énergies renouvelables pour compenser pour 20 % du CO2 produit par chaque véhicule couvert par le service (sur la base d'une voiture moyenne parcourant un kilométrage annuel moyen). Services bancaires ultra-personnalisés. Les clients titulaires d'une carte Flexi Card (www.flexicard.com.tr), distribuée par Garanti Bank, peuvent en personnaliser l'apparence et en modifier différentes caractéristiques. Au moment de soumettre sa demande, le client peut modifier plus de dix paramètres différents, y compris le taux et le type des récompenses, le taux d'intérêt et les frais de la carte. Services bancaires pour les femmes. Raiffeisenbank Gastein (www.gastein.raiffeisen.at) est la première banque, en Autriche, créée exclusivement pour les femmes. Ce concept a été inspiré par des études qui montrent que les femmes n'abordent pas les finances de la même façon que les hommes. La banque est aménagée comme un salon, avec une aire de jeu pour les enfants. Des employées de sexe féminin prennent le temps de présenter les produits et de tisser des liens solides avec les clients. Informatique tarifée à la carte. Grâce à Microsoft FlexGo (www.microsoft.com/whdc/flexgo), les gens à revenu modeste peuvent plus facilement acheter un ordinateur. Ils paient une partie du prix d'achat dès le départ. Ils achètent ensuite le temps d'utilisation au besoin, sous forme de cartes prépayées. Une fois qu'ils ont acquis un montant précis de temps d'utilisation, les clients deviennent propriétaire de l'ordinateur. Maison à propriété partagée. SharedSpaces (www.sharedspaces.co.uk) est un réseau en ligne conçu pour aider les coacheteurs à se trouver. Les acheteurs de maison unissent leurs forces pour acheter des maisons qui seraient autrement hors de leur portée. La propriété partagée réduit les frais individuels d'achat et d'entretien et permet donc aux acheteurs de jouir de la propriété de leur maison plus tôt. Springwise a publié la liste des 10 meilleures idées pour 2006 dans ces catégories supplémentaires : automobile, tourisme et voyage, plaisirs de la vie, éco-affaires, mode et beauté, télécommunications et mobilité. D'autres catégories seront ajoutées au cours des prochains jours. Quand une idée est bonne, elle se modifie et se propage en général d'un secteur à un autre. |
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